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Claude Bodin est élu

   

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Merci

Au lendemain de mon élection je tiens à remercier les 21491 électrices et électeurs qui m’ont fait confiance.

Dans notre 4ème circonscription je serai, à votre écoute et à votre service, le député de toutes et de tous.

A l’Assemblée nationale, conformément au mandat que vous m’avez donne, j’apporterai a la majorité présidentielle la voix de notre circonscription pour soutenir les reformes proposées par le président de la République que les Français ont adoptées a une large majorité le 06 mai dernier.

« Ensemble, nous allons construire la France de tous les possibles ».

                Fidèlement a vous.

Claude Bodin

Votre député

Retrouvez ici Claude Bodin en Une du JT de France 3

              

Argumentaires

Jeudi 15 mars 2007
1. Le candidat du faux semblant  
François Bayrou justifie sa candidature par sa volonté de dépasser la France des partis, pour gouverner en associant des élus de gauche et de droite. Dans sa dernière interview au quotidien Le Monde, il annonce ainsi la création d’un gouvernement « composé de femmes et d’hommes compétents, d’accord sur les grands choix, et représentatifs des grandes sensibilités démocratiques du pays ». Un gouvernement de rassemblement sera donc mis en place au lendemain des élections présidentielles, qui accordera, dans chaque circonscription, un « label » aux candidats qui le soutiendront. Dans le même temps, François Bayrou créera un « grand parti démocrate » pour la France.
Cette stratégie est la fois totalement incohérente et sans conviction :
·    incohérente, puisque le candidat qui veut une « union nationale », qui souhaite dépasser les partis et apporter des « réponses non-partisanes », a comme premier réflexe de créer un nouveau parti. C’est dire à quel point il est en réalité un homme d’appareil, qui, entré dans la vie politique il y a 30 ans (suppléant aux élections législatives de 1977), a toujours fonctionné avec et dans un parti. Ce qui le gêne, ce n’est pas la France des partis, c’est que ce ne soit pas la France de son parti, l’UDF ;
·    sans conviction : selon son adversaire au second tour, François Bayrou invitera les électeurs de Ségolène Royal ou de Nicolas Sarkozy à voter pour lui, en dépit du fossé qui les sépare. Ce n’est donc plus l’électeur qui choisit en fonction du programme, mais le programme qui s’adapte en fonction de l’électeur. Pour François Bayrou, l’essentiel ne réside pas dans les convictions (elles sont si frêles qu’elles peuvent changer du tout ou tout selon le résultat du premier tour), mais dans la prise de pouvoir.
2. Le candidat qui se présente devant les Français sans assumer qui il est : un homme de droite
François Bayrou n’assume plus qu’il est de droite. Mais son bilan, son programme, ses électeurs, ses élus parlent pour lui :
·    son bilan : il a été ministre de l'Éducation nationale dans le gouvernement de cohabitation d'Édouard Balladur puis ministre de l’Education nationale et de l’enseignement supérieur, de la recherche et de la formation professionnelle dans le premier gouvernement d'Alain Juppé. Sous le Gouvernement Raffarin, il a voté tous les budgets, ainsi que les lois Fillon sur les retraites et Sarkozy sur la sécurité intérieure. En mars 2003, interrogé dans L’expansion sur les ministres ayant le meilleur bilan, il cite immédiatement et en premier Nicolas Sarkozy. En 2004, lors des élections régionales, il accepte la fusion avec les listes de l’UMP au second tour. En 2005, il vote l’application de l’état d’urgence pendant les émeutes dans les banlieues. En août 2006, il a apporté son soutien à la liste du candidat Alain Juppé à la mairie de Bordeaux. Lorsqu’il était Président du Conseil général des Pyrénées Atlantique, de 1992, à 2001, il n’a, par ailleurs, jamais associé les élus socialistes, ce qui en dit long sur la profondeur de son attachement à l’ouverture et au refus des partis ;
·    son programme : l’exonération des droits de succession, la réforme de l’ISF, la revalorisation des heures supplémentaires, autant de mesures que François Bayrou a mis au centre de son programme et qui constituent des repoussoirs pour le parti socialiste ;
·    ses élus : en 2006, la moitié des députés de l’UDF vote pour la loi sur l’immigration du ministre de l’Intérieur, l'autre moitié s'abstient, et la majorité des sénateurs vote pour. En 2006, François Bayrou vote la censure du Gouvernement de Dominique de Villepin, mais sans être suivi par deux tiers des parlementaires du Groupe UDF ;
·    ses électeurs : dans les conseils municipaux et généraux, les élus de l’UDF travaillent avec ceux de l’UMP. Cette alliance traduit le sentiment d’appartenance à la droite des électeurs de François Bayrou : en 2002 par exemple, seuls 6% des électeurs de François Bayrou souhaitaient voir élu Lionel Jospin (sondage TNS Sofres 2004).
3. Le candidat de la France bloquée
Ce que propose François Bayrou, c’est un gouvernement de coalition, ou, pour le dire autrement, une majorité d’idées car, « les grands sujets, l’éducation, la dette, l’exclusion, la recherche ou le changement climatique, nécessitent des politiques volontaires de longue durée et ne peuvent être traités dans le cadre figé du clivage droite-gauche ». Comme son nom l’indique, pour que cette stratégie fonctionne, encore faut-il dégager une majorité qui ait les mêmes idées. Mais comment l’imaginer avec une chambre qui assurera une représentation à tous les partis ayant obtenu plus de 5 % des suffrages ? Comment imaginer alors que des représentants du parti socialiste, d’un côté, de l’UDF et de l’UMP, de l’autre, aient suffisamment d’idées communes pour gouverner sur :
·    la politique budgétaire : Nicolas Sarkozy propose des mesures d’économie fortes pour réduire la dette, notamment sur le premier poste de dépenses que représente l’emploi public ; Ségolène Royal veut maintenir à l’identique le nombre de fonctionnaires ; François Bayrou quant à lui fustige le catalogue de promesses de la candidate socialiste, mais ne sort pas du bois sur le sujet qui fâche, les effectifs ;
·    la politique économique : Ségolène Royal veut étendre les 35 heures, multiplier les nouveaux emplois jeunes (« emplois tremplin »), porter le SMIC à 1 500 euros, accroître la fiscalité sur les entreprises, développer encore l’assistanat, rigidifier un peu plus le droit du travail. Comment François Bayrou pourra-t-il gouverner avec le parti socialiste, alors qu’il évoque de son côté l’augmentation de la rémunération des heures supplémentaires à 35 % d’une heure normale ou les conséquences pénalisantes des 35 heures pour l’économie française et refuse l’augmentation du SMIC à 1 500 euros ?
·    la politique fiscale : c’est probablement l’un des thèmes de plus forte opposition entre Ségolène Royal et François Bayrou : la première veut taxer le capital, se satisfait de l’ISF, refuse la baisse des droits de succession et souhaite augmenter les prélèvements obligatoires ; le second veut exonérer très largement les successions et considère, au sujet de l’ISF « que, lorsque les riches s'en vont, quelque incivique que soit ce comportement, dont je mesure l'incivisme, il s'agit d'un appauvrissement continu du pays. Il nous a manqué des dizaines de milliards qui sont partis à l'étranger et qui ne sont pas venus s'investir en France » ;
·    la politique monétaire : Ségolène Royal critique l’action de la BCE, François Bayrou considère que les remarques sur la banque centrale européenne sont « extrêmement dangereuses » ;
·    les retraites : Ségolène Royal veut abroger la loi Fillon pour mieux augmenter les cotisations et n’assume pas la réforme des régimes sociaux, François Bayrou avait voté la loi Fillon (tout en restant évasif aujourd’hui sur ce sujet).
On comprend qu’avec de tels grands écarts, et sans même tenir compte de la présence des autres partis, la France deviendra un pays ingouvernable :
·       pour assurer une place à tous, François Bayrou multipliera les petits ministères, au détriment des finances publiques, de l’efficacité des administrations et de l’affirmation de l’autorité de l’Etat. Ce n’est pas pour rien qu’il y a 109 ministres en Italie, c’est-à-dire 4 fois plus que sous le Gouvernement de Silvio Berlusconi : lorsque l’on ne partage pas les mêmes idées, ce sont les postes que l’on monnaye pour acheter la coopération ;
·    les sujets polémiques, c’est-à-dire ceux qui doivent obligatoirement être au cœur de l’action du prochain Gouvernement (durée du travail, enseignement supérieur, recherche, retraites, assurance maladie, fiscalité etc.), ne seront pas abordés ou alors avec les réformettes classiques du consensus mou. Dès qu’un sujet sérieux sera sur la table, les masques tomberont, comme le démontrent actuellement les exemples allemand et italien. Il n’y a donc qu’un seul gagnant, dans ce type de stratégie, c’est l’immobilisme. Ce n’est pas pour rien que le Général De Gaulle a dénoncé, dans la IVème République un régime où « les marchandages des partis passent avant les intérêts de la France » : lui qui n’a jamais transigé avec l’action avait en conséquence fait de la majorité à la Chambre l’un des piliers de la 5ème République ;
·    une fois éclaté, le consensus apparent des premiers jours laissera la place à une cohabitation permanente, uniquement rythmée par la succession de Gouvernements. Or si les Français ont un mauvais souvenir de la cohabitation, c’est parce qu’elle symbolise l’impuissance publique en matière de politique étrangère et la division permanente en matière intérieure. 
Par Stéphanie
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Dimanche 18 mars 2007
IMMIGRATION ET IDENTITE NATIONALE
 
Depuis que Nicolas Sarkozy a évoqué sur France 2 son souhait de créer un ministère de l'immigration et de l'identité nationale, une polémique s'est créée autour de la notion même d'identité française.
 
L'identité d'une nation c'est :
Sa langue
Son histoire
Sa culture
Ses valeurs
 
Comment peut-on sérieusement refuser l'idée de faire partager ce patrimoine à celui qui souhaite vivre sur notre territoire ?
 
Nicolas Sarkozy a d'ailleurs eu l'occasion de préciser les choses :
« Je défends une identité française fondée sur un certain nombre de valeurs sur lesquelles je ne transigerai pas : la laïcité, l'égalité entre les hommes et les femmes, l'égalité pour tous les territoires, la promotion sociale, la valorisation du mérite. [...]Parce que la politique de l'immigration, c'est l'identité de la France dans trente ans. Ceux qui nous rejoignent doivent la respecter tout en apportant ce qu'ils sont. [...]Il est cohérent de vouloir rénover l'intégration à la française. [...] La rupture que je propose c'est de parler sans tabou. [...] Les Français ne supportent plus cette pensée unique qui fait que tout devient tabou même de dire que la France a une identité »
 
Dans cette logique, notre candidat propose par exemple qu’un étranger qui aspire à vivre durablement en France fasse l'effort d'apprendre à parler le français et que cela devienne une condition du maintien sur le territoire.
Il est important enfin, de noter la contradiction chez ceux qui affirment refuser cette notion d'identité nationale tout en rejetant le communautarisme.
Le choix pour notre avenir sera soit l'affirmation d'une identité française forte et ouverte, auquel le futur immigré pourra s'agréger, soit l'amplification des conséquences liées à l'échec des politiques d'intégration.
 
Par Stéphanie
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Mardi 20 mars 2007
L’institut d’analyse économique Rexecode vient de publier une étude comparative sur les programmes économiques des trois principaux candidats à l’élection présidentielle.

L’institut d’analyse économique Rexecode vient de publier une étude comparative sur les programmes économiques des trois principaux candidats à l’élection présidentielle. Après une évaluation de l’impact des propositions de Nicolas Sarkozy , de Ségolène Royal et de François Bayrou, le premier centre français d’analyse et de prévision macroéconomiques indépendant des pouvoirs publics en conclut que les propositions du candidat de l’UMP sont les seules à créer de l’emploi et de la croissance.

Cette analyse a été rendue publique quelques jours après le soutien officiel d’
Olivier Blanchard, qui compte parmi nos économistes les plus réputés. Celui qui est considéré comme nobélisable affirmait le 13 mars dernier, qu’après avoir voté socialiste pendant des années, il voterait personnellement pour Nicolas Sarkozy.

 Ségolène Royal détruit des emplois et de la croissance.

1. Le programme économique de S. Royal aboutit à des destructions d’emplois, 230 000 au total, essentiellement dans les petites et moyenne entreprises et parmi les travailleurs peu qualifiés. La hausse du SMIC à 1 500 euros fera perdre 50 000 emplois et la suppression du contrat nouvelles embauches (CNE) 30 000 emplois. En outre, la généralisation des 35 heures à l’ensemble des PME, inscrite dans le projet du parti socialiste, jamais explicitement reniée par S. Royal, entraînera la disparition de 150 000 emplois supplémentaires.

2. Ces mesures réduiront très nettement notre taux de croissance, de 1,4 point.

3. A plus long terme, les mesures de S. Royal affaibliront considérablement la compétitivité des entreprises françaises et auront donc des effets encore plus néfastes sur l’emploi et la croissance.

Le programme de F. Bayrou détruit également des emplois dans les PME et entrave leur croissance.

1. Deux des mesures du programme de F. Bayrou auront des effets positifs, mais limités. Le droit de créer deux nouveaux emplois sans charges pendant cinq ans créera 90 000 nouveaux emplois, soit un total très inférieur à celui qu’annonce F. Bayrou (« plusieurs centaines de milliers d’emplois ») et très faible par rapport au coût de la mesure (7,4 Mds d’euros). La rémunération des heures supplémentaires 35% de plus que les heures normales et la réduction de leur taux de cotisations patronales (pour que les entreprises ne supportent aucun coût supplémentaire) créeront 80 000 emplois, soit beaucoup moins que pour la mesure du même type proposée par N. Sarkozy (160 à 200 000), principalement parce qu’il manque la forte incitation pour les employeurs.

2. Surtout, la concentration des exonérations de charges sur les PME et sur les salaires en dessous de 1,3 SMIC (fin des allègements pour les grandes entreprises et pour les salariés rémunérés entre 1,3 SMIC et 1,6 SMIC dans les PME) conduira à une forte augmentation du coût du travail et à la disparition de 230 000 emplois.

Au total, le programme de F. Bayrou détruira 60 000 emplois, avec comme principales victimes les petites et moyennes entreprises (ce sont elles qui ont le plus de salariés concernés par les allègements de charges pour les personnes rémunérées entre 1,3 et 1,6 SMIC). En outre, un nouveau « effet de seuil » sera créé : en provoquant une hausse brutale du coût du travail au moment où une entreprise passe du statut de PME à celui de « grande entreprise » (perte des allègements de charges), le programme Bayrou crée un obstacle supplémentaire au développement de nos PME en champions nationaux.

3. Les effets de ses mesures freineront sensiblement la croissance, avec une baisse de 0,2 à 0,5 point.

Le programme de N. Sarkozy créera 200 000 emplois et augmentera de plus d’un point la croissance.

1. La mesure de N. Sarkozy rémunérant les heures supplémentaires 25% de plus que les heures normales et les exonérant de charges fiscales et sociales conduira les entreprises à augmenter la durée du travail et à embaucher sur de nouveaux postes du fait de la réduction du coût global du travail induite. Elle créera de 160 000 à 200 000 emplois (soit au moins le double des créations d’emplois de la mesure de F. Bayrou).

2. Elle entraînera une forte hausse de la croissance, entre 1 et 1,3 point de PIB, soit le point qui nous manque depuis tant d’années.

Il est à noter que cet examen des programmes des candidats s’en est tenu à une analyse de court terme et n’a pas pris en compte les autres mesures structurelles de notre programme (enseignement supérieur, recherche, innovation, développement des PME, baisse de la fiscalité, maîtrise des finances publiques, réforme du marché du travail…) dont les effets sur la croissance et l’emploi seront évidemment massifs.


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Vendredi 23 mars 2007
Bayrou sur TF1 face aux français 
Une émission révélatrice sur le candidat Bayrou
 
ü      Depuis plusieurs jours, François Bayrou était devenu une sorte de valeur refuge pour des électeurs déboussolés par les autres candidats, principalement Ségolène Royal.
ü      L’émission de TF1 aura au moins permis de percer l’imposture au grand jour. François Bayrou a fait preuve ce soir d’une vacuité totale et n’a proposé que très peu de mesures à mettre en application.
ü      Tout au plus s’est-il aventuré sur l’exonération de charges sous certaines conditions des heures supplémentaires ou sur l’interdiction de présenter un budget en déficit du fait de dépenses de fonctionnement. Il peut donc reprocher aux autres candidats de faire trop de promesses. Il n’en fait pour sa part aucune et à ce compte là, 21 milliards d’euros pour son programme, c’est beaucoup trop cher !
ü      Autre imposture : se présenter comme un homme ouvert, honnête, tolérant, alors qu’il est en réalité tout le contraire. Tout dans la manière dont il ne cesse de pratiquer des exclusions au sein de l’UDF dresse l’image d’un personnage sectaire que la façon dont il a traité, au cours de l’émission, Gilles de Robien ou le mépris avec lequel il a désigné André Santini ne font que confirmer.
ü      Quant à déclarer que « les Harkis sont les plus grandes victimes de l’histoire », c’est se montrer fort peu maître de soi, et, dès lors, incapable d’assurer la fonction présidentielle. L’histoire des Harkis est certes tragique, mais l’émotion d’être confronté en direct à un harki ne saurait en rien justifier une pétition aussi discutable que maladroite.
Une posture politique impossible à trouver
ü      François Bayrou oscille sans cesse entre équilibrisme et immobilisme.
ü      Il explique qu’il veut faire travailler ensemble des gens de droite et des gens de gauche. Mais le politicien de droite qu’il est, est dès lors condamné à un exercice permanent de séduction de l’électorat de gauche. Il est donc obligé de se livrer à des concessions multiples et de donner de nombreux gages à la gauche, à commencer par le poste stratégique de Premier ministre.
ü      L’exercice d’équilibrisme continue lorsqu’il explique que ceux qui le rejoindront garderont leurs valeurs, mais devront se soumettre aux inflexions de son programme. Mais s’il demande à des hommes et des femmes de droite et de gauche de travailler sous son autorité, en leur demandant de laisser leurs idées au vestiaire, c’est qu’ils ne sont plus ni de droite, ni de gauche. Le seul dénominateur commun semble dès lors être leur ralliement à F. Bayrou.
ü      En fait, le système de M. Bayrou n’a qu’un objectif : lui permettre d’aller à la soupe en mettant sous sa houlette les politiciens des deux bords, en prenant le soin de n’annoncer clairement aucune des mesures qu’il entend appliquer.
ü      Gouverner c’est avant tout porter un projet et le mettre en application. Or on voit mal comment des partisans de politiques résolument différentes pourraient permettre à la France de prendre une direction quelconque. En cela, François Bayrou a une mémoire bien courte : il ne propose en fait ni plus ni moins que le retour aux périodes de cohabitation, quand la moindre nomination était un objet de discussions sans fin, quand la moindre signature de décret prenait des allures de psychodrames. Ce mode de fonctionnement est le plus détestable qui soit car il condamne la France à l’enlisement.
 
ü      François Bayrou apparaît aussi comme le candidat de l’immobilisme. Lorsqu’on lui demande quel cap il donne à son projet, il répond « sauver le modèle républicain », et se satisfait de la cogestion de l’Education nationale avec les syndicats.
 
ü      En réalité, François Bayrou est dans une impasse et il le sait : il aime à se comparer à de Gaulle ou à Mitterrand qui ont clairement choisi en leur temps de gouverner selon des options nettement affichées, mais jamais ne cite les grandes figures du centre (Lecanuet, Poher…) parce qu’il sait qu’il s’agit d’une voie impossible, que la troisième voie n’existe pas.
 
ü      Au final, la seule solution à son équation risque fort d’être l’ensemble vide.
 
Sur l’éducation
 
ü      Sur l’éducation, François Bayrou n’a pas changé. Après avoir marqué son passage au ministère de l’Education nationale par son incapacité à résister à la pression des syndicats, il ne manque pas de saluer aujourd’hui la « présence des syndicats » dont il se vante d’être le seul à penser qu’elle est une chance pour l’éducation. Et pour mieux rassurer ses anciens partenaires de co-gestion, François Bayrou s’empresse d’affirmer qu’il est pour la sanctuarisation des moyens de l’Education nationale, sans se donner la peine de préciser les objectifs de réussite qu’il compte assigner à ces moyens.
 
ü      Cette attitude complaisante à l’égard des syndicats ne parvient pas, cependant, à masquer le silence gênant de François Bayrou sur la condition individuelle des enseignants, à laquelle il ne fait aucune allusion. S’il finit par se prononcer pour la liberté pédagogique, c’est au terme d’un raisonnement tortueux qui lui fait dire tout à la fois, qu’il est contre les instructions pédagogiques émanant du ministère, mais qu’il leur serait favorable si elles découlaient d’une grande expérimentation, expérimentation d’ailleurs bien inutile puisque rien ne remplace 25 ans d’expérience…
 
Par Stéphanie
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Jeudi 29 mars 2007
Une partie de la jeunesse française vit dans des quartiers défavorisés. Souvent issus de l'immigration, ces jeunes sont en manque de repère. Leurs conditions de vie sont difficiles et les possibilités de sortir de la banlieue sont rares. Sans une volonté politique forte, les choses ne changeront pas. C'est pour cela que Nicolas Sarkozy a élaboré des propositions concrètes et volontaires pour les jeunes des quartiers difficiles.
 
Au niveau de la formation et de la scolarité :
 
- un plan Marshall de la formation professionnelle : Sans formation et sans diplôme, il est quasiment impossible de trouver un travail. Or le travail est à la base de toute insertion dans notre société. C'est pourquoi Nicolas Sarkozy propose que chaque jeune qui le désire pourra suivre une formation qualifiante ou reprendre des études universitaires.
- études surveillées : Nicolas Sarkozy voudrait mettre en place des études le soir, de 16h00 à 18h00, pour éviter que les enfants qui sont seuls après l'école restent dans la rue. C'est une solution gagnant-gagnant : pour l'élève qui peut étudier et être aidé à faire ses devoirs, pour les parents qui peuvent travailler sans se soucier de savoir ce que fait leur enfant (surtout pour les mères célibataires) et pour les professeurs qui peuvent gagner plus en faisant des heures supplémentaires.

- Internat de l'excellence : pour les élèves qui le souhaitent, ils auront la possibilité de rentrer en Internat. C'est surtout valable pour les enfants des banlieues, qui sont ainsi sortis d'un contexte qui peut les tirer vers le bas (mauvaises fréquentations, appartemment familial surchargé...)
- 5 % de places dans les grandes écoles réservées aux jeunes des banlieues : application pratique de la discrimination positive, sur le modèle de ce que fait Sciences Po Paris.

- suppression progressive de la carte scolaire : il est injuste de réunir en un établissement scolaire tous les facteurs d'échec. Il faut laisser la possibilité aux parents qui le souhaitent d'inscrire leur enfant dans des établissements scolaires de quartiers aisés, où les conditions pour étudier et apprendre sont meilleures.
Sur le logement, Nicolas Sarkozy veut créer un service public de la caution : l'état se portera caution auprès des propriétaires pour les familles qui ne peuvent pas en fournir.
 
Issu de la newsletter de l'UMP
 
Par Stéphanie
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Vendredi 30 mars 2007
AUGMENTER LES PETITES RETRAITES EN REFORMANT LES REGIMES SPECIAUX
 
On appelle « régimes spéciaux de retraite » principalement les régimes de retraite des salariés des industries électriques et gazières (IEG, essentiellement EDF et GDF), de la SNCF, de la RATP et de la
Banque de France, ainsi que ceux des marins (ENIM) et des mineurs. Sont exclus de cette catégorie les régimes agricoles et les régimes de fonctionnaires. Les régimes spéciaux de retraite comptent environ 500 000 cotisants et 1,1 M de pensionnés. Les régimes des mineurs et des marins répondent quant à eux à des situations professionnelles particulières (conditions difficiles) qu’il serait injuste de remettre en cause
 
1 – Les régimes spéciaux n’ont pas encore été réformés.
En 1993, la réforme Balladur des retraites a exclu de son champ d’application les fonctionnaires et les régimes spéciaux. En 2003, la réforme Fillon a été appliquée aux fonctionnaires, mais elle a encore exclu les régimes spéciaux. Il n’y a aucune raison que les régimes spéciaux de retraite ne soient pas eux aussi concernés par une réforme des régimes de retraite, qui a désormais touché les salariés du secteur privé et les fonctionnaires.
 
2 – Les régimes spéciaux posent d’importants problèmes en termes d’équité.
Les règles de retraite des régimes spéciaux sont souvent plus avantageuses que celle du régime général: l’âge de départ en retraite est souvent plus bas : 50 à 55 ans à la SNCF, 50 à 60 ans à la
RATP, 55 à 60 ans à EDF-GDF ; la durée de cotisation est restée à 37,5 ans alors que les salariés du privé et les fonctionnaires doivent cotiser 40 ans ; il n’y a pas d’application du mécanisme d’augmentation de la durée de cotisation prévue par la réforme Fillon, ce qui signifie que les salariés des régimes spéciaux ne participent pas à l’effort collectif de maîtrise du déficit global de l’assurance vieillesse. En combinant ces avantages et quelques autres encore, la durée de retraite est beaucoup plus longue dans les régimes spéciaux que dans le régime général (6-7 ans de plus).
Les avantages de retraite des régimes spéciaux par rapport au régime général (par exemple la durée de cotisation plus faible) sont nommés « droits spécifiques » et sont mis souvent à la charge de l’Etat.
C’est le cas notamment des régimes de la RATP et de la SNCF, qui reçoivent des subventions d’équilibre de la part du budget de l’Etat. Ces «droits spécifiques» coûteront à l’Etat et donc aux contribuables environ 5 milliards € en 2007.
 
3 – En 2008, les régimes spéciaux de retraite devront donc être réformés :
Parce que, pour la plupart des régimes, en 2050, il y aura plus de retraités que de cotisants (SNCF, RATP et les IEG). Ces déséquilibres financiers vont représenter 5,7 Mds d’euros en 2050 pour les régimes SNCF, RATP et IEG (euros constants de 2003). Au regard de l’ensemble des besoins de financement du système de retraites, les enjeux ne sont certes pas très élevés (de l’ordre de 5% des besoins de financement), mais sont néanmoins réels.
Pour Nicolas Sarkozy, il s’agit d’une question élémentaire d’équité. Le devoir de la France est d’engager cette réforme pour trouver les marges de manoeuvre nécessaires pour revaloriser les petites retraites.
Par Stéphanie
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Mercredi 11 avril 2007
Ce qui aura changé pour vous avant la fin 2007 si Nicolas Sarkozy est élu président de la République :
 
-Vous gagnerez 165 euros de plus par mois si vous êtes rémunéré au SMIC et que vous acceptez de travailler 50 mn de plus par jour ;
 
-Vous pourrez donner de l’argent sans contrainte et en franchise d’impôts à vos enfants, vos petits-enfants, vos neveux et nièces;
 
-Vous pourrez accéder à la propriété et déduire de vos impôts les intérêts de vos emprunts immobiliers ;
 
-Vous ne payerez jamais plus de 50% de vos revenus en impôts directs ;
 
-Vous pourrez investir votre ISF dans des PME
 
-Vous pourrez cumuler un emploi et votre retraite ;
 
-Vos enfants ne paieront plus d’impôt sur leur travail étudiant, les stages d’été, etc.
 
-Vous pourrez débloquer une partie de vos réserves de participation ;
 
-Vous ne subirez plus les grèves dans les services publics grâce au service minimum garanti ;
 
-Vous pourrez choisir l’école de vos enfants (à raison de 20% des effectifs pour la rentrée 2007) ;
 
-Vos enfants fréquenteront une école plus autonome, sans portable, sans casquette, sans cigarettes, sans violence, où l’on se lève quand le professeur entre dans la classe ;
 
-Si vous le souhaitez, vos enfants auront le droit à des études dirigées tous les soirs ;
 
-Si vous cherchez un emploi, vous bénéficierez de l’aide efficace d’un service public de l’emploi unifié, qui intervient tout de suite et vous suit régulièrement jusqu’à ce que vous ayez trouvé unemploi ;
 
-En cas de licenciement économique, vous garderez votre contrat de travail, qui sera transféré au service public de l’emploi, et 90% de votre salaire. Vous aurez la possibilité de suivre uneformation ou d’essayer un nouvel emploi ;
 
-Vos enfants ne subiront plus la précarité du marché du travail, car ils bénéficieront dès le départ d’un contrat unique à durée indéterminée ;
 
-Si vous êtes étudiant, enseignant ou chercheur, vous pourrez créer votre entreprise à partir de votre université et vous bénéficierez d’une franchise d’impôts ;
 
-Dans les quartiers difficiles, les enfants sans qualification suivront une formation qualifiante depuis la rentrée.
 
Par Stéphanie
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Samedi 14 avril 2007
LES PROPOS DE NICOLAS SARKOZY SUR LA PEDOPHILIE ET LE SUICIDE
 
  1. Une polémique créée et entretenue de toutes pièces
 
Ce qui est choquant dans l’interview de Nicolas Sarkozy à Philosophie Magazine, ce n’est pas la réponse, c’est la question de Michel Onfray qui présente la pédophilie comme une « formule » de sexualité, au même titre que l’homosexualité et l’hétérosexualité, et qui considère que chacun s’oriente vers l’une de ces trois voies en fonction de son environnement et non de ses gènes.
En réponse à cette assertion, Nicolas Sarkozy indique « qu’il incline à penser qu’on naît pédophile » et que « c’est d’ailleurs un problème que nous ne sachions pas soigner cette pathologie ».
Nicolas Sarkozy met donc sur deux plans très différents, d’une part, l’hétérosexualité et l’homosexualité, qui sont des orientations sexuelles, d’autre part, la pédophilie, qu’il considère à juste titre, comme une maladie. Comme il s’en est expliqué mardi 10 avril au matin sur France 2, éprouver du plaisir à avoir des relations sexuelles avec des enfants, au surplus que l’on viole, ne peut pas être considéré autrement que comme une anomalie.
 
  1. La pédophilie est-elle génétique ?
 
Nicolas Sarkozy ne l’affirme pas, en tout cas il ne considère pas qu’elle est forcément ou uniquement d’origine génétique. Il sait, comme nous le savons tous, que la pédophilie vient hélas souvent après des brutalités et des violences analogues subies pendant l’enfance.
Pour autant, de nombreux chercheurs ont mis en évidence ou cherchent à mettre en évidence les facteurs chimiques et/ou anatomiques de certaines pathologies psychiatriques, par exemple la schizophrénie. Preuve en est que l’on traite ces pathologies en partie par des médicaments. Il existe des travaux de scientifiques reconnus qui portent directement sur les facteurs chimiques ou anatomiques de la pédophilie. Or, à partir du moment où l’existence de facteurs chimiques ou anatomiques expliquent pour partie ces anomalies comportementales, il n’est pas incohérent de penser qu’elles peuvent avoir une origine génétique.
 
  1. Soigner la pédophilie et prévenir le suicide
 
Car, au-delà du débat scientifique que nul ne peut trancher à ce jour, la vraie question est en réalité de savoir comment soigner les pédophiles et comment prévenir le suicide. Sur ce point, Nicolas Sarkozy tranche par la précision de ses propositions depuis quatre mois quand les autres candidats n’ont aucune idée.
 
Concernant la pédophilie, outre la recherche, qui doit se poursuivre, il faut agir dans deux directions :
-soigner les pédophiles, en particulier lorsqu’ils sont en prison, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. C’est la raison pour laquelle Nicolas Sarkozy a proposé à plusieurs reprises que des prisons-hôpital soient créées pour que ces personnes reçoivent tous les soins dont elles ont besoin ;
-bien mieux protéger les enfants. Si Nicolas Sarkozy souhaite une réforme de la justice des mineurs, ce n’est pas seulement pour répondre au drame de la délinquance des mineurs, c’est aussi pour mieux protéger l’enfance en danger grâce au renforcement des moyens de la protection de l’enfance en danger, à la spécialisation de juges dans cette fonction, à la constitution d’équipes d’éducateurs veillant à l’exécution immédiate des mesures de protection décidées.
 
Quant au suicide des adolescents, Nicolas Sarkozy a proposé d’engager une grande politique de prévention de la dépression et du mal-être. Un pays civilisé ne peut pas accepter que près de 100 jeunes mettent fin à leurs jours chaque mois, sans compter les innombrables tentatives. C’est pourquoi
Nicolas Sarkozy a proposé notamment la création de maisons pour adolescents dans tous les départements, des lieux où les adolescents sauront qu’ils pourront trouver des professionnels pour les aider.
 
 
 
Par Stéphanie
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Mardi 17 avril 2007

Atteindre le plein emploi signifie baisser le taux de chômage de 3,4 points, mais aussi donner un emploi à ceux qui sont actuellement exclus du marché du travail. Cet objectif est réalisable. Plusieurs pays européens aux modèles économiques et sociaux très différents ont réussi à réduire dans des proportions similaires leur taux de chômage.

 

 
Atteindre le plein emploi signifie baisser le taux de chômage de 3,4 points (de 8,4% en février 2007 à 5% en 2012), soit créer 1 million d’emplois (de 2,3 millions à 1,3 millions de chômeurs), mais aussi donner un emploi à ceux qui sont actuellement exclus du marché du travail (et qui ne sont donc pas comptabilisés comme chômeurs) : mères isolées, jeunes, seniors… soit encore 1,2 millions d’emplois à créer pour atteindre des taux d’activité comparables à la moyenne de l’UE 15. Au total, ce sont donc environ 2,2 millions de nouveaux emplois qui devront être créés en cinq ans. Les gisements d’emplois nécessaires existent dans l’économie française. Il faut les mobiliser :
 
• L’institut indépendant Rexecode a chiffré à 200 000 emplois le nombre d’emplois créés par la seule mesure sur l’exonération des heures supplémentaires (quand Royal en détruit 230 000 et Bayrou 60 000) ;
 
• 350 000 offres d’emplois restent insatisfaites chaque année, dont une grande partie dans l’artisanat ;
 
• 1,2 millions d’emplois pourraient être créés dans le secteur du commerce et de l’hôtellerie-restauration si celui-ci employait la même proportion de salariés que le même secteur en Allemagne ;

• 500 000 emplois dans les services à la personne seront créés d’ici 2009. Si chaque ménage consommait deux heures de services supplémentaires par semaine, cela donnerait un million d’emplois de plus ;

• 800 000 nouveaux emplois devraient voir le jour dans les fonctions d’encadrement et d’expertise (cadres administratifs, professionnels de la communication, informaticiens, etc.) et dans les emplois liés à la mondialisation (transport et logistique, marketing, design, protection juridique, fonctions commerciales et vente) ;

• jusqu’à 240 000 nouveaux emplois pourraient être créés en rapport avec les énergies renouvelables et des centaines de milliers d’autres dans le secteur de l’Internet et des télécommunications. Nos principaux pôles de compétitivité, mis en place en juillet 2005, se rapprocheront dans les prochaines années de la taille de leurs concurrents à l’étranger multipliant ainsi les emplois de haute technologie ;

• enfin, en se fixant un objectif de 2 000 PME de 500 salariés, c’est 1 million d’emplois supplémentaires qui seront créés.

Au total, il existe un gisement de 4 à 5 millions d’emplois potentiels, auxquels on pourrait aussi ajouter le bâtiment et les travaux publics, les services de santé, l’industrie agroalimentaire, le secteur énergétique, les micro et nanotechnologies… Les gisements d’emplois sont en fait quasi infinis. Encore faut-il mettre en œuvre la politique économique qui permette de les transformer en emplois concrets pour les Français.

Une politique économique pour libérer les gisements d’emplois existants :

faire que les Français soient plus nombreux à travailler, car l’activité des uns crée le travail des autres. Il faut lever tous les obstacles qui empêchent de travailler ou de travailler plus : rémunérer les heures supplémentaires 25% de plus que les heures normales et les exonérer de charges sociales et fiscales ; défiscaliser le travail étudiant ; supprimer tous les dispositifs qui conduisent à sortir trop tôt du marché du travail (préretraites, dispense de recherche d’emploi, restrictions sur le cumul emploi-retraite) ; garantir que le travail soit toujours plus payant que l’inactivité ; réunir l’ANPE et l’Unedic en un seul service public de l’emploi afin qu’il conduise au retour à l’emploi beaucoup plus rapidement ;

aider nos PME à grandir : fin de la prolifération des textes, contrat de travail unique, suspension expérimentale des seuils, Small Business Act à la française pour que les PME aient accès à la commande publique et aux crédits de recherche, fiscalité favorable à la croissance des entreprises (baisse du taux d’impôt sur les sociétés, baisse de la fiscalité sur le travail grâce à la TVA sociale) ;

investir massivement dans la formation, la recherche et l’innovation. Cela exigera un effort financier sans précédent (neuf milliards d’euros sur cinq ans pour l’enseignement supérieur et la recherche) ainsi que la réorganisation de notre système d’enseignement supérieur (autonomie des universités, financement des filières qui ont des débouchés, création de campus d’excellence) et de recherche (financement par appel à projet et non plus par structures afin de pouvoir concentrer les moyens sur les secteurs d’avenir, soutien aux pôles de compétitivité, élargissement du crédit impôt-recherche pour que les PME participent à l’effort de recherche).
 
LE PLEIN EMPLOI EN CINQ ANS : LES AUTRES L'ONT FAIT
Pour atteindre le plein emploi, la France devra passer d’un taux de chômage de 8,4% aujourd’hui à 5% en 2012, soit une baisse de 3,4 points en cinq ans.

Cet objectif est réalisable. Depuis 15 ans, plusieurs pays européens, représentant des modèles économiques et sociaux très différents (anglo-saxon, scandinave, méditerranéen) ont en effet réussi à réduire dans des proportions similaires leur taux de chômage.

I. Atteindre le plein emploi en cinq ans : cinq exemples européens

1. Le Danemark est parvenu au plein emploi en cinq ans : son taux de chômage est passé de 9,6% en 1993 à 4,9% en 1998, soit une baisse de 4,5 points. Son taux de chômage est aujourd’hui de 3,9%.

2. La Suède a atteint le plein emploi en quatre ans, de 9,9% en 1997 à 4,9% en 2001, soit une baisse de 5 points. Son taux de chômage est aujourd’hui de 4,8%.

3. L’effort du Royaume-Uni a duré à peine plus longtemps (six ans). Il a diminué son taux de chômage de 8,5% en 1995 à 5% en 2001 (- 3,5 points)

4. L’Irlande avait un taux de chômage de 15,4% en 1992. Deux législatures successives (d’une durée de cinq ans chacune) lui ont permis de le baisser de plus de 11 points en dix ans. De 1992 à 1997, il a chuté de 5,5 points (9,9% en 1997), puis jusqu’à 2002, de 5,6 points (4,3% en 2002, qui est aussi le taux de chômage irlandais actuel).

5. L’Espagne n’est pas encore arrivée au plein emploi, mais sa performance est tout de même exemplaire. Son taux de chômage est passé de 19,8% en 1994 à 8,6% aujourd’hui, soit une baisse de plus de 11 points en 12 ans. José Maria Aznar, durant les cinq premières années de son gouvernement, a notamment réussi à réduire le taux de chômage de 7,4 points (plus du double de l’effort à réaliser en France), de 18,2% en 1996 à 10,8% en 2001.

II. Les recettes européennes du plein emploi : travail, entreprises, innovation

1. Aucun de ces cinq pays n’a conduit de politique de partage du travail. Au contraire, c’est en travaillant plus qu’ils ont réduit le chômage. Un Espagnol travaille en moyenne chaque année sept semaines de plus qu’un Français, un Britannique quatre semaines, un Irlandais trois semaines. En 1990, les Suédois et les Danois travaillaient moins longtemps que les Français ; aujourd’hui, c’est l’inverse qui est vrai. De même, alors que l’âge moyen de sortie du marché du travail est de 58 ans en France, il est égal ou supérieur à 61 ans dans les cinq autres pays (64 ans en Suède).

2. Les cinq pays ont mis en place un environnement réglementaire et fiscal favorable à la création de richesses. Leur taux d’impôt sur les sociétés est inférieur à celui de la France (33,3%). Il est de 28% en Suède et au Danemark, et l’Espagne vient de baisser le sien à 30% (25% pour ses PME). La fiscalité pesant sur le travail est également faible au Danemark, la protection sociale étant financée par une TVA à 25%. Le Royaume-Uni bénéficie d’une fiscalité très incitative en matière d’investissement dans les PME innovantes, les universités, les fondations de recherche.

3. En Suède, au Danemark et au Royaume-Uni, les entreprises ont également obtenu une plus grande flexibilité sur le marché du travail afin de pouvoir embaucher plus facilement. Les services publics de l’emploi ont été parallèlement réformés pour mieux protéger les travailleurs (maintien d’allocations chômage généreuses, y compris au Royaume-Uni), mais aussi être plus incitatifs à la reprise d’emploi (suivi individuel des chômeurs, réduction des indemnités en cas de refus de reprendre un emploi, accompagnement renforcé pour les populations les plus en difficulté).

4. La Suède, le Danemark et le Royaume-Uni font partie des économies européennes les plus innovantes, non pas grâce au niveau de leurs dépenses publiques en la matière, mais par leur grande capacité à mobiliser des investissements privés et la souplesse de leur système d’enseignement supérieur et de recherche (universités autonomes placées au centre de l’effort de recherche, financement selon une logique d’appels à projets), qui a permis à partir de la seconde moitié des années 90 de redéployer rapidement les financements vers les secteurs créateurs des emplois de demain (biotechnologies, Internet, technologies de l’environnement).

5. Tous ces pays ont appuyé leur politique économique sur des finances publiques équilibrées grâce à la maîtrise de leurs dépenses publiques et, pour la Suède et le Royaume-Uni, à la suite d’une profonde réforme de l’Etat.

6. Cette politique de croissance centrée sur le travail et l’innovation a permis à chacun de ces pays non seulement de conserver une importante base industrielle (voire de l’élargir à de nouvelles activités de haute technologie dans le cas du Royaume-Uni et de la Suède), mais aussi de bénéficier de l’expansion du secteur des services et d’y multiplier les nouveaux emplois (services aux particuliers, services financiers, tourisme, restauration, construction, etc.).
Par Stéphanie
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Vendredi 4 mai 2007
Lors du débat entre les deux candidats à l’élection présidentielle, Madame Royal a accusé le gouvernement auquel Nicolas Sarkozy appartenait d’avoir supprimé le plan Handiscol qu’elle avait créé quand elle était au ministère de l’Education. Selon elle, sa suppression a provoqué plus de difficultés pour les familles d’enfants handicapés à inscrire leurs enfants à l’école.
POURQUOI C’EST UN MENSONGE ?
 
Depuis 2002, le gouvernement n’a eu de cesse de rattraper le retard dans l'accueil des handicapés à l'école, hérité des socialistes.
- Le nombre d'enfants handicapés scolarisés est passé de 89.000 à 160.000 entre 2002 et 2007.
- Aujourd'hui, 20.000 élèves handicapés bénéficient d'un accompagnement individualisé. Ils étaient 4.000 en 2003
- Au 1er janvier 2007, on comptait 9 500 auxiliaires de vie scolaire individuelle contre 3 000 en 2002.
- C'est la loi du 11 février 2005, votée à l'initiative du gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, qui a prévu l'inscription automatique des enfants handicapés dans l'école de leur quartier.
Trente ans après la grande loi de 1975 sur le handicap, toutes les associations concernées par cette question ont salué l'ensemble des avancées qu'a représenté l'adoption de la loi de 2005.
Le Parti socialiste a voté contre cette loi.
 
Plutôt que de polémiquer, il faut amplifier ces efforts car il reste beaucoup à faire ; c’est ce que propose Nicolas Sarkozy avec l’instauration d’un droit opposable à la scolarisation des enfants handicapés, financé à hauteur de 2,6 milliards d’euros prévu dans le chiffrage du projet de Nicolas Sarkozy.
Par Stéphanie
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Dates

Mardi 12 :
- Marché d'Eaubonne de 9h30 à 12h
Mercredi 13 : 
- Marché de Franconville de 9h30 à 12h
- Marché d'Ermont de 10h à 12h30
Jeudi 14 :
- Gare d'Ermont-Eaubonne de 6h45 à 8h30
- Gares de Cernay, Ermont Halte et Gros Noyer de 6h45 à 8h30
- Meeting pour les législatives à 18h30 porte de Versailles
Vendredi 15 :
- Marché d'Eaubonne de 9h30 à 12h (présence de la télé)
Samedi 16 :
- Marché d'Ermont
- Marché de Franconville
Dimanche : On vote et j'espère qu'on fera la fête toute la nuit !
Contact et inscription : laurianebire@gmail.com
 Retrouvez les photos des différentes manifestations ici et ici

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