Le débat de mercredi a encore une fois prouvé que Nicolas Sarkozy est le seul à pouvoir présider la France.
Se sachant en retard dans les sondages, Ségolène Royal a tout tenté, en vain, pour faire sortir Nicolas Sarkozy de ses gonds et
donner ainsi une image négative de lui. Mais le candidat de l’UMP est resté de marbre, s’agaçant tout de même de ne pouvoir placer une phrase sans se faire couper par Mme. Royal.
Une Ségolène qui aime à souligner tout ce qu’il y a eu de négatif au ministère de l’Intérieur pendant le passage de Nicolas Sarkozy.
Ce dernier ne s’est pas démonté : « J’ai été ministre pendant quatre ans, mais j’ai trouvé une situation catastrophique qui était, pour beaucoup, dans la défaite de vos amis. Si,
en 2002, les Français n’ont pas qualifié le Premier ministre que vous souteniez pour le deuxième tour, c’est qu’ils avaient bien une raison. »
Comme d’habitude, Ségolène Royal est restée floue sur les questions économiques et sur les 35 heures (pour
lesquelles elle s’en remettra aux partenaires sociaux …). Elle a cependant affirmé « Moi, je serai la présidente de ce qui marche. » Sarkozy réplique :
« Eh bien moi, je veux être le président qui fera marcher ce qui ne marche pas. Parce que si c’est pour être le président uniquement de ce qui marche, ce n’est pas la
peine. »
Nicolas Sarkozy a voulu en savoir plus sur le financement de l’augmentation des petites retraites, l’obligeant à être précise :
« Comment vous financez cette augmentation ? » « Je vais vous répondre… (hésitation). En créant un fonds. » Ah super. Question pertinente de
Sarkozy : « Et comment vous l’abondez, ce fonds ? » Nouvelle hésitation de Royal : « Par une taxe sur les revenus boursiers. »
« Combien vous mettez dans ce fond ? ». Quand on ne sait pas répondre à une question, on élude : « Je vous donne les principes. »
L’occasion était trop belle de lui demander, pour la troisième fois : « Quand M. Hollande annonce une CSG pour payer
les retraites, vous confirmez ou vous infirmez ? » Encore une fois, Royal fait ce qu’elle sait le mieux : elle ne répond pas : « Ne chipotons
pas sur les chiffres, les Français attendent un débat d’un autre niveau » . « Mais c’est d’un très bon niveau de dire comment on finance les retraites », reprend
tout à fait justement Nicolas Sarkozy. Il en revient sur « la CSG de Hollande. » Réponse bidon de l’intéressée : « Vous ferez un débat avec François
Hollande quand vous le souhaiterez ». Ouais, en gros t’en n’a aucune idée ! « Quand il annonce une CSG, ça ne vous engage pas ? » insiste-t-il …
« Non » ( !!!)
Il ne l’a pas non plus ratée quand, évoquant l’institut Rexecode qui jugeait le programme de N. Sarkozy plus créateur d’emplois et le
seul à améliorer les finances publiques, il lui a fait remarqué que le directeur de cet institut avait été nommé par Lionel Jospin … alors qu’elle contestait son indépendance.
Le moment le plus croustillant de la soirée a sans doute été la vraie-fausse colère de Ségolène sur la question de l’accueil des
handicapés à l’école. Nicolas Sarkozy a plaidé en faveur de la scolarisation des enfants handicapés. Réplique – mensongère – de Royal : « On atteint le summum de
l’immoralité politique » suivie de mensonges des plus immoraux : « Quand j’étais ministre, j’ai créé le plan Handiscol. C’est votre gouvernement qui a
supprimé ce plan ! »
Voici la réaction de Claude Allègre, dans le communiqué de l’AFP du 3 mai :
Claude Allègre, ancien ministre de l'Education du gouvernement Jospin, s'est dit jeudi "outré par les
mensonges" de Ségolène Royal sur la scolarisation des enfants handicapés, ajoutant qu'il "ne votera pas" pour elle au second tour de la présidentielle.
Sur la scolarisation des enfants handicapés, "elle n'a pas fait plus que moi", a déclaré M.
Allègre sur RTL.
Evoquant du débat avec Nicolas Sarkozy sur cette question, mercredi soir, "j'ai trouvé (sa) colère suspecte
et préparée. Je suis outré par ce que ce qui a été dit, c'est des mensonges", a-t-il ajouté.
Selon lui, "les emplois ont été créés par Luc Ferry (ministre de l'Education nationale) sous le
gouvernement Raffarin".
"Je regrette de ne pas l'avoir fait", a dit l'ancien ministre de tutelle de Mme Royal.
A la suite de ce débat, Brice Hortefeu a déclaré : « Ségolène Royal a presque tout le temps été agressive et
méprisante. Nicolas Sarkozy apparaît comme plus rassurant, Ségolène Royal comme plus inquiétante. »