Les émeutes de la Gare du Nord mettent en lumière une réalité édifiante : Un agent de la RATP n’a pas le droit de faire son métier au risque de se faire insulter ou pire, blesser. Et les policiers n’ont pas le droit d’intervenir pour protéger les agents …
Petit rappel des faits : Mardi, un jeune homme se fait contrôler par deux agents de la RATP car il vient de sauter le portillon pour accéder au quai du RER. Cet homme se rebelle et tente de frapper l’un des agents. Il est alors normal qu’ils appellent des policiers en renfort et normal que ces derniers tentent de maîtriser l’individu.
Mais pour un certain nombre de voyous, ce n’est pas normal. Non, de quel droit les policiers interpelleraient un homme, sans papier, et de surcroît connu des services de police pour 22 affaires de violences volontaires ? De quel droit l’emmènent-ils dans le local de police pour lui poser quelques questions ?
Ce doit être à peu près ce que se demandent les voyous (car oui, ce sont des voyous) qui se regroupent autour du local en question, prêts à en découdre avec les représentants de la République.
Ensuite, c’est la confusion. Des casseurs s’en prennent à la Gare du nord et aux commerces qui s’y trouvent : vitres brisées, magasins dépouillés, désossage d’un photomaton, ce à quoi la police réplique par des jets de gaz lacrymogène.
Les violences dureront plusieurs heures sous les regards éberlués des voyageurs qui débarquent au milieu de la cohue et qui se demandent ce que la police a bien pu faire pour mettre les jeunes en colère. Pourquoi ce serait la faute de la police qui ne fait que son travail ??
C’est à peu près ce que se demande l’UMP. Nicolas Sarkozy s’est dit du côté de « ceux qui paient leur billet de train, pas de ceux qui cassent les gares. Je ne serai pas du côté des tricheurs, des provocateurs, des malhonnêtes. Je serai du côté des gens qui paient leurs billets »
Surtout, n’oublions pas que « Ceux qui ont fait ça, ce ne sont pas des jeunes. Ne mélangez pas les jeunes et un comportement d’émeutiers. Que les voyous ne m’aiment pas, la réciproque est vraie ».
Dur, Nicolas Sarkozy ? Non, réaliste et juste ! Nous qui sommes des « jeunes », avons-nous participé à la casse de la gare du nord ? Avons-nous ne serait-ce qu’une fois été tenté de brûler la voiture du voisin « parce qu’on en a marre » ?!
Voici à quoi nous a mené la politique du PS : une banalisation de la violence, une normalisation des agressions envers les représentants de notre République.
Ah, et aussi à de la radicalisation, comme en témoigne un jeune homme dans le journal « Libération » de ce jour : « Dans vingt-six jours, et cela pour la première fois de ma vie, je vais voter pour Le Pen. Pourquoi ? Parce que je ne supporte plus de voir ces images de violence, celles d’hier, celles des Invalides lors du CPE, celles des émeutes en banlieue (en 2005). Je suis le premier à trouver ça triste … mais je voterais FN. »
Et devinez pourquoi on en arrive-là ?